Je facille encore quand tu manques de me toucher et je ne rêve que de tomber dans tes bras à la première occasion. Tu me manques terriblement et pourtant l'espèce de coquille que je me suis formée ne laisse rien paraître à l'extérieur. Je cris et pleure silencieusement à chacun de tes pas. Je pleure encore encore et toujours. Inlassablement sans rien laisser paraître. Ça ne servirai à pas grand chose de toute façon à part à quémandez de la pitié et j'en ai tout sauf besoin. Je suis grande et forte. Du moins je fais mon possible pour le devenir et tu m'y aide plus qu'il ne le faudrait.
Je ferme les yeux et ton visage revient. Sans cesse. Et j'ai beau hurler et frapper ma tête contre la porte rien ne sort. Rien.
Alors j'écris.
J'écris parce que je m'échappe et je peux enfin me rendre compte à quel point tu es dérisoire et à quel point je n'ai pas besoin de toi. A quel point tu me fais plus de mal que de bien et à quel point je dois t'oublier pour m'éloigner de toi à jamais. Car je suis mieux sans toi. Beaucoup mieux.
Alors je me renferme sur moi, pris, attend et espère. Pris pour que tu disparaisse de mon esprit et me laisse enfin libre. Libre. Je veux juste être libre et que tu relâche ton emprise de mon cœur que tu martyrises.